dimanche 13 mai 2007

Quatre titres live de 31knots à télécharger

Miam
Chouette cadeau pour la fête des mères : Daytrotter propose en téléchargement gratuit 4 morceaux live de 31knots enregistrés lors des showcases de Polyvinyl qui ont suivi la sortie de leur dernier album.

Pour écouter ces quatre morceaux, cliquez ici.
Cerise sur le gâteau : le groupe commente brièvement chaque chanson et raconte, sans langue de bois, les conditions dans lesquelles elles ont été enregistrées. Les titres ici proposés confirment que c'est en live que 31knots s'exprime le mieux et retrouve toute la fougue qui manque peut-être sur le dernier album.
Du pain béni pour ceux qui auraient raté la dernière tournée. Je ne vise personne en particulier...
Site officiel : www.31knots.com

samedi 12 mai 2007

Un karaoké avec Didier Reynders

Toute la musique qu'il MR

Jodoigne, 1er mai : après quelques bières, le ministre des Finances et président du MR tombe la cravate, s'empare du micro et justifie les auréoles qui maculent sa nouvelle chemise. Au programme : Johnny bien sûr, mais également tout le répertoire d'une soirée bien arrosée.

Reste une interrogation sur la publication de cette vidéo : comment le traître qui a filmé ça a-t-il pu passer inaperçu ?

Théorie n°1
Un jeune sympathisant de la locale du MR de Wavre venait de recevoir une caméra pour son beau bulletin obtenu avant les vacances de Pâques. Face aux prouesses de son président, il s'empresse d'essayer son nouveau joujou. Il balance son oeuvre sur le net pour épater ses potes du club d'équitation. Pas de bol, la presse flamande s'empare de l'affaire et ridiculise Didier Reynders dans son nouveau rôle de beauf qui anime les soupers aux moules. Et le tout jeune militant voit s'envoler l'image de l'Audi A3 qui aurait dû l'emmener chaque matin à Solvay à partir de septembre.

Théorie n°2
Le président du MR a compris que la promesse d'une nouvelle DLU n'allait sans doute pas lui amener les voix suffisantes pour détrôner le PS. Râtissant déjà large à droite avec ses "nouvelles recrues" (Ducarme, FX de Donnéa), misant déjà sur le "charme fou" de Corinne de Permentier et Florence Reuter, il ne lui restait plus qu'à s'inviter à la table des beaufs qui ont été séduits par le côté tellement humain de Michel Daerden. On se dépêche d'affonner quelques chopes, on invite un chauffeur de salle et on laisse distraitement tourner la caméra pendant que le président fout le feu. Un imprudent diffuse la vidéo sur le net et on s'indigne (mais pas trop fort) du coup bas en espérant avoir cassé l'image très raide que le MR s'est construite lui-même depuis plusieurs mois en rappelant à qui mieux mieux que la RTBF était à la botte du parti socialiste.

Coup de pute ou coup de pub, reste que Reynders fait aussi peur avec un micro qu'à la tête d'un parti qui prône encore les sanctions contre les parents d'adolescents délinquants.

La vidéo :

mercredi 9 mai 2007

The Green Man Festival

Retraite verte parmi les hippies gallois

C’est un fait indéniable : les festivals européens se ressemblent de plus en plus. A ne regarder que l’affiche, les hamburgers qu’on y mange ou les tshirts qu’on y porte, on aurait parfois bien du mal à dire où on se trouve exactement. A quelques exceptions près, le seul élément distinctif reste malheureusement la marque de la bière qu’on y sert. La faute à qui ? Allez savoir…
Reste que malgré l’inflation de l’offre festivalière, une tribu d’irréductibles Gallois continue à proposer une formule alternative, alliant musique, nature et découverte. En plein cœur d’une réserve naturelle de plus de 10 000 hectares, Glanus Park accueillera le Green Man Festival du 17 au 19 août inclus. Au programme : des concerts (principalement folk rock, mais pas uniquement), des DJ sets, du cinéma, des ateliers littéraires, des animations pour les enfants, des espaces détente, de la gastronomie et même des expériences scientifiques pour ceux qui cachent plein de neurones sous leur longue tignasse. Le tout dans un cadre exceptionnel où la nature ne doit pas reprendre ses droits puisqu’elle ne les y a jamais perdus. La presse musicale anglaise ne s’y est pas trompée et y salue un festival vraiment à part, une expérience unique bien loin des pittas et des Cathy toilettes traditionnelles.

Parmi les groupes annoncés cette année, citons entre autres Robert Plant, Battles, Tunng, The Earlies, Johanna Newsom, Stephen Malkmus, James Yorkston et bien d’autres.

Envie de passer trois jours au vert avant le retour au boulot ? Envie de discuter du tri sélectif avec un barbu en sandales qui joue de l'harmonica ? Tenté(e) par l’aventure ? Sâchez qu’outre le déplacement, il vous faudra quand même débourser 98 livres (soit environ 144 euros) pour le pass 3 jours (camping compris). Eh oui, le bol d’air a un prix.

Plus d’infos : http://www.thegreenmanfestival.co.uk/

Une petite vidéo d'ambiance :

mardi 8 mai 2007

L’accord du participe passer

Petite leçon de grammaire

Vous avez été des milliers, que dis-je des millions !, à inonder ma boîte de mails furibonds pour dénoncer la légèreté de ma grammaire dans le titre « J. Tillman m’a tuer » attribué à l’article d’hier. En bons apôtres de Maurice Grevisse, vous me rappelez que le participe passé, lorsqu’il est employé avec le verbe avoir, s’accorde en genre et en nombre avec son complément d’objet direct si, et seulement si, ce dernier est placé avant le verbe.

Exemple : J. Tillman a tué qui ? Il a tué moi. Je bois de la bière et je regarde le foot, donc J. Tillman m’a tué (masculin singulier). CQFD

De là à faire mon mea culpa, il n’y a qu’un pas que je ne ferai pas, préférant rester bien stable sur mes appuis pour mieux botter les fesses à celles et ceux qui n’y ont pas remarqué le petit clin d’œil, certes pas bien malin, au meurtre de Ghislaine Marchal, toujours non élucidé à ce jour, et à la fameuse phrase « Omar m’a tuer » tracée en lettres de sang sur le frigo de la cuisine.
Mes excuses pour ce mauvais jeu de mots sur cet épisode grammatico-judiciaire peu glorieux.

Désoler, je ne voulez pas vous choqués.

Je rigoooooooooooooooole...

lundi 7 mai 2007

J. Tillman m'a tuer

Quand l'histoire se répète

Les coups de foudre frappent souvent sans prévenir, là où on les attend le moins. Il y a presque deux ans jour pour jour, je fondais littéralement en découvrant la voix délicate et envoûtante de Catherine Feeny en première partie d'un concert de Suzanne Vega. Ses chansons folk minimalistes, accompagnées d'une guitare timide mais juste, m'avaient atteint droit au coeur, ouvrant une de ces blessures qui ne se referment jamais. Mon enthousiasme avait été conforté par l'achat d'un premier album éponyme d'excellente tenue, reproduisant au frisson près la sensation éprouvée lors de la première rencontre. Certes la sauce est légèrement retombée depuis avec Hurricane Glass, noyé sous des arrangements taillés pour la FM. Mais la plaie était toujours béante...
L'histoire s'est répétée hier, ouvrant par la même occasion cette vieille cicatrice de guerre. L'effet de surprise fut d'autant plus délicieux, qu'en me rendant à ce concert de Do Make Say Think, j'ignorais totalement qu'un certain J. Tillman, inconnu au bataillon, était programmé en première partie. Assis en tailleur face à la scène de la Rotonde, je me suis laissé bercer par ses chansons blues folk d'une rare générosité.
Sans artifice, a cappella ou s'accompagnant de quelques accords de guitare, J. Tillman ne se soucie que de l'essence-même de la musique, à savoir composer des chansons simples, brutes, directes, efficaces. Sa voix légèrement rocailleuse déclame ses histoires dans une mélancolie douce-amère qui évoque tour à tour la Catherine Feeny des débuts (on l'aura compris), le Mark Lanegan période Field Songs et I'll Take Care Of You (avant qu'il ne s'intéresse plus à sa coupe de cheveux qu'à ses chansons), voire, plus près de nous, à une Jesse Sykes ou un Ryan Adams (à ne pas confondre à Bryan, s'il vous plaît).
Hier, J. Tillman ne pouvait d'ailleurs dissimuler un certain malaise à se retrouver face à un public massé pour en écouter d'autres, sur une scène trop grande et sous un éclairage auquel il n'est sans doute pas habitué. Rageant contre une amplification qu'il jugeait trop forte, il débrancha sa guitare, coupa le micro et finit son set en unplugged pur et dur dans une Rotonde admirative. A l'ancienne. J'en avais la chair de poule.
Après le concert, un petit détour par la table merchandising et une courte discussion avec l'artiste m'a permis d'apprendre que J. s'appelait en réalité Josh, qu'il était originaire de Seattle et qu'il avait sorti à ce jour quatre albums, dont les deux premiers, auto-produits, viennent d'être réédités chez Fargo qui distribue désormais l'ensemble de son catalogue. Sans le sou, je me suis résigné à rentrer chez moi et à faire chauffer la visa sur le net. Premier achat: le tout chaud Cancer & Delirium sorti il y a quelques jours à peine. Verdict dans quelques jours ici-même.
J'en suis tellement troublé que j'en oublierais presque la prestation impeccable de Do Make say Think une heure plus tard. Il y a des dimanches comme ça où on est content de ne pas être scotché devant une soirée électorale...

Liens intéressants :

J. Tillman sur MySpace : www.myspace.com/jtillman

Le distributeur : www.fargorecords.com

dimanche 6 mai 2007

Un concert de Converge qui part en sucette

Ce sont des choses qui arrivent. Un gars décide d'aller passer gentiment la soirée à la salle des fêtes de son patelin pour assister au concert de Converge. Tout se passe bien, puis après deux minutes environ, il repère un gros malabar derrière la scène et, dans l'euphorie du moment, lui balance une petite vanne pas bien méchante :
- Eh minus, t'as un chien non ?
- Non, pourquoi ?
- Ah... Alors c'est ta mère que j'ai dû voir hier dans ton jardin.

Le gros n'apprécie pas vraiment l'humour canin. Il déboule sur l'avant de la scène (à environ 2'15''), piétine le rigolo à coup de Van's. Et voilà le gentil concert de Converge qui part complètement en couille : ça distribue les pains à qui mieux mieux, le bassiste s'en mêle et on termine par se mettre sur la gueule à coups de pied de micro.

La preuve en images :



Converge sera à Dour le vendredi 13 juillet.

Site officiel : www.convergecult.com

jeudi 3 mai 2007

Battles - Mirrored

Le coup de maître

Dans la catégorie des OVNI inclassables, Mirrored, le premier album des new yorkais de Battles occupe une place de choix. Présentant une impressionnante collection de CV sacrément bien fournis (Helmet, Don Caballero, Tomahawk, Prefuse 73, etc.), le quatuor produit une musique riche, dense et truffée d'effets imprévisibles. L'album est presque entièrement construit autour du jeu de batterie métronomique de John Stanier sur lequel viennent se superposer les nappes de claviers et de guitares funky déglinguées. En mode mineur, les parties de chant sont passées à la moulinette des effets déformants, ce qui donne des voix torturées à l'hélium. Le résultat final est une collection de 11 titres troublants au rythme infernal, entre rock expérimental et électro minimaliste typique du label Warp. Avant-gardiste et complexe, Mirrored est un disque qui n'entre dans aucune catégorie.

A découvrir le 15 mai à l'Ancienne Belgique.





Liens intéressants :

Le site officiel : www.bttls.com


La vidéo de Atlas :




Le même titre en live :